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Pourquoi un avis de valeur réaliste est la meilleure nouvelle pour vendre — Cabinet Dubernat

La Gazette du Cabinet · Vendeurs · Avril 2026
L'avis de valeur réaliste est la meilleure nouvelle qu'un vendeur puisse recevoir.
Même quand il ne ressemble pas à ce qu'on espérait
Cabinet Dubernat · Agence immobilière depuis 1964 · Ludon-Médoc

Un propriétaire nous appelle. Il a une idée du prix. Elle vient de ce que son voisin a vendu en 2021, de ce qu'il a lu quelque part, de ce qu'un autre agent lui a dit pour décrocher le mandat. Ce prix-là, on ne peut pas le valider. Ce qu'on peut faire, c'est lui montrer pourquoi le nôtre lui rapportera davantage.

Ce qu'il se passe quand un bien est mis trop cher

Un bien qui entre sur le marché à un prix surestimé génère de l'activité les deux premières semaines. Les acheteurs cliquent. Quelques visites. Puis plus rien — les acheteurs actifs sur les portails ont vu le bien, l'ont comparé, ont conclu qu'il était trop cher et sont passés à autre chose.

À partir de la troisième semaine, le bien vieillit. Dans l'esprit des acheteurs, un bien qui reste disponible est un bien qui pose question. Pourquoi personne ne l'a pris ? C'est la question que tout le monde se pose. Personne ne la formule. Tout le monde la pense.

Vient alors la première baisse de prix. Elle est visible sur les portails — SeLoger, Leboncoin, BienIci gardent l'historique. L'acheteur qui revient sur l'annonce le voit. Il attend la prochaine baisse. Il a appris que ce vendeur cède. Il va négocier en conséquence.

Au bout de six à neuf mois, le bien se vend. Souvent en dessous de ce qu'un prix juste dès le premier jour aurait produit. Parfois très en dessous. Ce n'est pas une théorie. C'est la trajectoire la plus fréquente des biens surestimés — et on la voit depuis soixante ans.

Les Notaires de France, dans leur note de conjoncture de juillet 2025, le formulent sans détour : les vendeurs doivent accepter la réalité des prix du marché pour préserver la fluidité des transactions, sans attendre une remontée brutale qui pourrait être compromise par l'environnement macrofinancier.

Ce que fait un prix juste

Un bien bien estimé entre sur le marché avec un avantage immédiat : il se distingue. Dans un marché où la plupart des biens sont surestimés, le bien au bon prix attire les acheteurs sérieux — ceux qui ont déjà leur financement, qui connaissent le secteur, qui savent reconnaître une opportunité.

Ces acheteurs-là ne négocient pas pour négocier. Ils font une offre proche du prix demandé parce qu'ils savent que le bien est correctement positionné et qu'un autre acheteur pourrait arriver. La vente se fait plus vite, dans de meilleures conditions, avec moins de stress des deux côtés.

Selon Foncia, le délai moyen de vente au premier trimestre 2026 est de 96 jours. Ce chiffre est une moyenne. Il cache une réalité simple : les biens bien positionnés partent en quelques semaines. Les autres font monter la moyenne.

Pourquoi certains agents donnent des prix trop hauts

C'est la tentation permanente du métier. Un vendeur entend deux estimations : l'une à 320 000 €, l'autre à 285 000 €. Il signe avec celui qui a dit 320 000 €. Trois mois plus tard, après plusieurs baisses et peu de visites, l'agent revient avec la réalité. Le vendeur a perdu du temps, de l'énergie, et souvent de l'argent.

On appelle ça la surenchère à l'entrée. C'est une pratique courante. C'est aussi une trahison de la confiance du vendeur — parce que l'agent sait, en donnant ce chiffre, qu'il ne tiendra pas.

Nous ne travaillons pas comme ça. L'avis de valeur qu'on donne est celui qu'on défend. Il est fondé sur les transactions réelles du secteur, les biens comparables vendus, les délais constatés. Ce n'est pas le prix qui fait plaisir. C'est le prix qui vend.

Ce qu'on cherche

On cherche des vendeurs qui ont un projet. Une mutation, une succession, un divorce, un déménagement, un achat à financer. Des vendeurs qui ont besoin de vendre — pas seulement envie de tester le marché.

Ces vendeurs-là méritent un interlocuteur qui leur dit la vérité dès le premier rendez-vous. Pas un agent qui les flatte pour décrocher un mandat et les déçoit trois mois plus tard.

L'avis de valeur réaliste n'est pas une mauvaise nouvelle. C'est le point de départ d'une vente qui aboutit.

« Un bien bien estimé ne cherche pas longtemps. Un bien surestimé finit toujours par rejoindre le marché — mais après avoir épuisé tout le monde. »
Sources : Notaires de France, note de conjoncture juillet 2025 · Foncia Transaction, étude Q1 2026 (3 638 compromis) · Cabinet Dubernat, observation terrain Médoc 1964-2026