Thomas de Montaigne, frère de l'essayiste, était seigneur d'Arsac en 1590. Arsac n'a jamais cherché à être Margaux. C'est ce qui fait sa valeur.
La commune
Arsac est une commune de l'appellation Margaux et de l'appellation Haut-Médoc, traversée par le 45e parallèle nord, à une trentaine de kilomètres de Bordeaux. Le territoire est couvert à 61 % de forêts et milieux naturels (données Corine Land Cover 2018). Vignes, pins, landes — un paysage d'alternance typique du Médoc intérieur. 86 % des habitants sont propriétaires de leur logement — l'un des taux les plus élevés de Gironde.
Le patrimoine
Le Château du Tertre, 5e Grand Cru Classé 1855, 52 hectares de vignoble sur l'une des plus belles croupes de graves de l'appellation Margaux. Son histoire remonte à Pierre Mitchell, qui a constitué le domaine entre 1724 et 1740 par plus de vingt actes notariés. La seigneurie d'Arsac remonte au XIIe siècle — Thomas de Montaigne, frère de Michel de Montaigne, en est seigneur en 1590. Le Château d'Arsac est un cas remarquable : en 1995, Philippe Raoux a obtenu par décision de justice le reclassement d'une moitié de son vignoble de l'appellation Haut-Médoc vers l'appellation Margaux. La seule propriété d'Arsac à produire du Margaux AOC sur certaines parcelles.
Le quotidien
Commune rurale tranquille. Les commerces de proximité sont réduits — il faut aller à Macau, Le Pian-Médoc ou Castelnau-de-Médoc pour les besoins courants. En contrepartie : de l'espace, du silence, des paysages qui ne changent pas.
Le marché immobilier
Arsac attire deux types d'acheteurs. Les premiers ont visité à Margaux, aimé le cadre, pas les prix. Les seconds cherchent du Médoc profond avec du terrain et de la marge pour rénover. Les maisons se négocient entre 1 900 et 2 800 €/m². Les terrains sont plus grands qu'ailleurs. Les biens avec caractère, à rénover, offrent souvent les meilleures opportunités. Ce n'est pas le Médoc de carte postale. C'est le Médoc qui vit.